Semaine courte signifie une semaine de travail de quatre jours au lieu des cinq jours habituels. Les heures de travail peuvent rester les mêmes, mais très souvent elles sont également réduites, tandis que le salaire reste inchangé ou est légèrement réduit. L’idée est de parvenir à une plus grande flexibilité du travail, ainsi qu’à une plus grande attractivité, tout en augmentant le bien-être des travailleurs et en réduisant les niveaux de stress, ainsi qu’en permettant un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

 

Récemment, en Ontario, il a été question de faire passer les entreprises à un modèle de semaine de travail de quatre jours. Cette initiative en faveur d’une semaine de travail plus courte est en partie due à l’évolution des valeurs que les Ontariens ont développées au cours de la pandémie de COVID-19. La pandémie a apporté de nombreux changements dans la vie quotidienne de nombreuses personnes, notamment en mettant l’accent sur l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, dont celle liée au temps libre. 

 

Bien que l’efficacité de la politique de la semaine de travail de quatre jours fasse encore l’objet d’un débat, de nombreuses études sont en faveur de cette initiative et l’idée est en jeu comme si on était en train de parier dans un casino bet.

La semaine courte suscite de plus en plus d’intérêt

Nombreux sont ceux qui rêvent d’une semaine de travail plus courte, où l’on passerait moins de temps au bureau et plus de temps avec ses proches, tout en continuant à pouvoir s’offrir la vie telle que nous la connaissons. Ainsi, des entreprises et des organisations du monde entier testent la semaine de travail de quatre jours, qui ne comprimerait pas les 40 heures en moins de jours et ne réduirait pas le salaire des travailleurs.

 

Au Royaume Uni, en Islande, en Australie, les gouvernements nationaux se sont engagés à tenter l’expérience, en considérant l’impact sur le personnel, la fidélisation et la productivité et en choisissant la formule qui leur convient le plus. Ce n’est pas non plus un concept étranger au Canada, car de plus en plus de patrons et de propriétaires reconnaissent ses avantages potentiels, notamment des employés en meilleure santé et un taux de rotation du personnel plus faible.

Au Canada on teste les 4 jours

Le personnel du cabinet d’avocats Acheson Sweeney Foley Sahota à Victoria travaille actuellement une semaine de quatre jours, sans ajouter d’heures à ces journées et sans perte de salaire. Rajinder Sahota, associé du cabinet, a lancé un projet pilote au cours de l’été 2021 afin d’évaluer l’impact de cette mesure sur le travail et la vie personnelle de ses collaborateurs, et a déclaré qu’il s’agissait d’un succès retentissant.

 

Il reconnaît que certains employeurs pourraient s’inquiéter de la productivité, mais il affirme qu’il n’y a pas eu de problème pour faire avancer les choses. Son équipe est flexible dans ses horaires et se rend toujours aux réunions et au tribunal avec un esprit différent. Selon M. Sahota, les chefs d’entreprise doivent commencer à changer leur façon de concevoir le travail.

 

D’autres entreprises canadiennes ont expérimenté la semaine de travail de quatre jours, notamment l’agence de recrutement The Leadership Agency, basée à Toronto, Tulip Inc. une société de logiciels située à Kitchener, en Ontario, et le district de Guysborough, en Nouvelle-Écosse, qui a choisi la semaine de travail de quatre jours.

L’initiative touche les écoles

Un conseil scolaire catholique francophone d’Ottawa et des environs veut permettre aux familles de deux écoles élémentaires de la région d’essayer une semaine scolaire de quatre jours à partir de l’an prochain, si la province l’approuve. 

 

Dans un communiqué de presse publié au début 2023, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) a déclaré que, sous réserve de l’approbation du ministère de l’Éducation, les familles optant pour cette formule :

 

  • commencent l’année scolaire une semaine plus tôt, 
  • consacrent 38 minutes de plus par jour à l’apprentissage 
  • terminent l’année scolaire trois jours plus tard que les élèves qui suivent la semaine traditionnelle de cinq jours.

 

Cela équivaudrait au même nombre d’heures d’enseignement, a déclaré le conseil scolaire, qui pense être le premier en Ontario – et l’un des premiers en Amérique du Nord – à essayer ce type d’horaire, en invoquant l’équilibre entre la vie scolaire et la vie privée et le bien-être des élèves. Tout cela permettra aux élèves et au personnel de passer du temps de qualité avec la famille, de se consacrer à leurs passions, de participer à des activités récréatives ou tout simplement de se reposer.

 

Il ne fait aucun doute qu’il existe des arguments convaincants des deux côtés. Si l’on considère la politique dans son ensemble, une semaine de travail plus courte est un modèle avantageux, principalement du point de vue du corps enseignant et de l’administration. Cependant, du point de vue de l’étudiant, une semaine scolaire plus courte présente bien plus d’inconvénients que d’avantages. Par conséquent, au moins jusqu’à ce que d’autres preuves à l’appui du modèle fassent surface, les écoles et les universités ne devraient pas suivre le monde des affaires et devraient plutôt conserver la semaine scolaire de cinq jours.

A propos

Stéphanie Nanie

Stéphanie Nanie

Jeune maman de 30 ans, j'aime la cuisine et les voyages, vous trouverez sur mon blog mes recettes préférés. J'ai à coeur de partager mes aventures avec vous <3

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