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Une fois pour cinq

Batch cooking : cuisiner deux heures, manger cinq jours

Le batch cooking ne consiste pas à préparer cinq plats à l'avance. C'est préparer des composants qui se recombinent — et c'est pour ça que ça ne lasse pas.

Batch cooking : préparer des composants, pas des plats finis

L’erreur classique du dimanche après-midi, c’est de cuisiner cinq boîtes de cinq plats complets. Le jeudi, on n’en peut plus, et la cinquième boîte finit à la poubelle. Le batch cooking qui tient prépare des briques : une grande poêlée de légumes rôtis, une céréale cuite, une protéine, deux sauces, un bouillon.

Ensuite chaque soir assemble différemment. Les mêmes légumes rôtis font une salade tiède le lundi, une garniture de galette le mardi, une soupe mixée le jeudi. On n’a pas mangé trois fois la même chose, et pourtant on n’a cuisiné qu’une fois.

Batch cooking : ce qui se conserve et ce qui ne se conserve pas

Tout ne supporte pas 4 jours au réfrigérateur. Les céréales cuites, les légumes rôtis, les légumineuses, les sauces à base d’huile et les bouillons tiennent très bien. Les préparations à la crème, les poissons cuits, les salades assaisonnées et les pâtes déjà mélangées à leur sauce tiennent mal.

Règle simple : on cuit ce qui se garde, on assemble ce qui ne se garde pas. Le poisson se fait le soir même, en 6 minutes ; ce n’est pas lui qui prend du temps.

Une session de batch cooking, dans l’ordre

  1. D’abord on allume le four et on lance l’eau : les deux cuissons les plus longues démarrent en premier.
  2. Ensuite on taille tous les légumes d’un coup, pendant que le four monte en température.
  3. Puis on enfourne 2 plaques et on cuit la céréale et la protéine en parallèle.
  4. Enfin on refroidit vite et on range en boîtes étiquetées, sinon on ne sait plus ce qu’on a le mercredi.

Batch cooking : deux heures, vraiment ?

Oui, à condition de tout faire cuire en même temps. Le four accueille deux plaques de légumes pendant qu’une céréale cuit et qu’une poêle fait la protéine. La durée de la session, c’est celle de la cuisson la plus longue — environ 2 heures — pas la somme des recettes.

Ce qui allonge une session, c’est le lavage entre deux préparations et le fait de cuisiner à la chaîne au lieu de cuisiner en parallèle.

Batch cooking : par où commencer

Par une seule brique. Faites 1 kg de légumes rôtis un dimanche, et regardez combien de repas ils vous font dans la semaine. C’est l’expérience qui convainc, pas la théorie.

Ensuite, le menu de la semaine donne la structure, la liste de courses l’approvisionnement, et le générateur compose une semaine complète en un clic.

Batch cooking : le matériel et le rangement

Une session tient debout grâce au rangement, pas grâce aux recettes. Il faut des boîtes qui empilent, transparentes de préférence, et de quoi étiqueter. Une brique non identifiée le dimanche devient un mystère le mercredi, et un mystère finit à la poubelle.

Comptez 6 à 8 boîtes pour une semaine à deux, le double pour une famille. Les bocaux en verre vont au four et au micro-ondes, ce qui évite de transvaser ; les boîtes plates refroidissent plus vite, ce qui compte pour la conservation. Le refroidissement rapide n’est pas un détail : c’est lui qui décide si une préparation tient 4 jours ou 2.

Enfin, notez sur chaque boîte la date et l’usage prévu. « Légumes rôtis — mardi galette » vaut mieux que « légumes ». C’est ce qui transforme une session de batch cooking en semaine réellement plus simple, plutôt qu’en réfrigérateur bien rempli qu’on regarde sans savoir quoi en faire.

Batch cooking : combien de temps ça fait gagner, vraiment

Comptez 2 heures le dimanche contre 40 minutes par soir les cinq jours suivants, soit 3 h 20 sans session. Le gain net tourne autour d’1 h 20 par semaine, et il est très inégalement réparti : c’est le mardi et le jeudi, les deux soirs les plus courts, qu’on le sent vraiment.

Le second gain ne se mesure pas en minutes : c’est de ne plus avoir à décider. La charge mentale d’un dîner tient autant dans le choix que dans la cuisson, et une brique déjà prête supprime le choix.

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