La curiethérapie est une forme de radiothérapie interne de plus en plus utilisée dans le traitement des cancers gynécologiques, notamment du col de l’utérus et du corps de l’utérus. Elle suscite parfois des inquiétudes légitimes chez les patientes, souvent liées aux effets secondaires et à l’inconnu de ce traitement.
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Un traitement ciblé redoutablement précis, mais encore méconnu
En tant que professionnelle de santé ayant accompagné de nombreuses patientes durant leur parcours de traitement, je peux affirmer que la curiethérapie est l’un des outils les plus ciblés de l’arsenal anti-cancer. Placée directement dans ou à proximité de la tumeur, la source radioactive agit localement, limitant les irradiations inutiles aux tissus sains. Cela permet souvent moins d’effets secondaires que la radiothérapie externe.
Mais au-delà de cette description technique, ce sont surtout les récits de patientes qui m’ont toujours permis de mieux comprendre l’impact réel de ce traitement. Voici quelques témoignages issus d’un forum dédié, où des femmes partagent sans filtre ce qu’elles ont vécu.
Témoignages de patientes : vécus, inquiétudes et soulagements
Seau – 05 mars 2021 :
« On m’a appris que j’ai un cancer le 30 décembre 2020. Avant de me faire l’ablation de l’utérus, je dois commencer la curiethérapie. Ce traitement me fait peur à cause des effets secondaires. […] Je commence aujourd’hui, 5 mars 2021. »
Ory – 07 mars 2021 :
« Moi, j’ai eu une ablation de l’utérus et des ovaires, suivi de 25 séances de radiothérapie et de 2 séances de curiethérapie. Honnêtement, c’est la radiothérapie qui m’a causé le plus de problèmes : sténoses vaginales, hémorroïdes, fissures anales. La curiethérapie, à côté, ne m’a pas semblé empirer les choses. Grâce à son ciblage, les effets sont plus limités. »
Seau – 08 mars 2021 :
« Merci pour ta réponse, Ory. J’ai très peur… sécheresse, douleurs, rétrécissement vaginal… Comment vas-tu aujourd’hui après tout ça ? »
Ory – 08 mars 2021 :
« Ça n’a pas été facile, mais on survit, et c’est ça le plus important. Les rayons réduisent considérablement les risques de récidive. Il faut surtout parler des symptômes dès qu’ils apparaissent. Moi, j’ai eu du mal à en parler par pudeur, et ça a empiré les choses. »
Ory – 03 avril 2021 :
« Seau, comment s’est passé le traitement ? Finalement, c’était supportable ? J’espère que tu vas bien et que tu profites du printemps. »
Analyse et retour d’expérience : que faut-il vraiment craindre ?
Ce que me confirment les témoignages de patientes au fil des ans, c’est que la peur initiale est souvent plus grande que la réalité vécue. La curiethérapie est un traitement invasif sur le plan émotionnel, mais beaucoup le décrivent finalement comme « supportable » ou « moins pire que prévu ».
J’ai accompagné Claudine, 63 ans, qui confiait après deux séances : « Je redoutais d’avoir mal, de ne pas supporter le traitement, mais c’était rapide et presque indolore. On sent une gêne, une pression, mais grâce à la sédation, j’ai pu gérer. Ce qui est difficile, ce sont parfois les rendez-vous rapprochés et l’émotionnel à gérer. »
Le conseil que je donne toujours : entourez-vous, et surtout, parlez de tout inconfort à l’équipe médicale. Il existe des solutions pour gérer la sécheresse, les douleurs, et même les soucis relationnels que certains traitements peuvent entraîner.
Les effets secondaires fréquents et leur gestion
Voici les effets secondaires les plus souvent évoqués par les patientes :
- Sécheresse vaginale
- Sensation de gêne ou de brûlure locale
- Crampes pelviennes après le traitement
- Fatigue émotionnelle
Avec un bon suivi, une hydratation locale adaptée et un dialogue constant avec les professionnels de santé, la majorité de ces effets s’atténuent rapidement. Il est aussi important de faire des soins de rééducation périnéale post-traitement, souvent négligés.
Un traitement efficace, un courage partagé
Chaque témoignage montre à quel point ces femmes font preuve de force et de résilience. La curiethérapie représente, pour beaucoup, une chance de réussite thérapeutique importante, surtout dans des cancers localisés à progression lente.
Comme le dit Ory avec sagesse : « Le principal, c’est d’être vivant et de tordre le cou au cancer. » Une phrase que je répète souvent à mes patientes, tant elle est porteuse d’espoir.
Et pour celles qui s’inquiètent encore, je dirais : n’ayez pas peur de poser vos questions, que ce soit sur un forum, à votre spécialiste ou à d’autres femmes ayant vécu cela.
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