La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une affection qui touche la vision centrale et peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie. Le traitement repose principalement sur des injections intraoculaires, mais leur nombre suscite souvent des interrogations. Cet article apporte des réponses claires sur le nombre d’injections nécessaires pour traiter la DMLA, les différents traitements disponibles et leur efficacité.
En moyenne, 7 à 8 injections la première année sont nécessaires pour stabiliser une DMLA humide, puis ce nombre diminue les années suivantes selon l’évolution.
Quelle est la meilleure injection oculaire pour traiter la DMLA ?
Il existe plusieurs médicaments injectables utilisés pour traiter la forme humide de la DMLA, dont certains se démarquent par leur efficacité et leur durée d’action.
Les principaux anti-VEGF utilisés
- Lucentis (ranibizumab) : traitement de référence depuis longtemps, bien toléré.
- Eylea (aflibercept) : permet souvent d’espacer davantage les injections.
- Vabysmo (faricimab) : plus récent, il cible deux voies moléculaires et permet une fréquence réduite d’injections.
Vabysmo semble être une option prometteuse grâce à son double mécanisme d’action (anti-VEGF et anti-ANG2) et à des résultats cliniques montrant des espacements d’injection jusqu’à 16 semaines dans certains cas.
Combien d’injections sont nécessaires pour la DMLA ?
Le protocole de traitement varie selon les patients et les médicaments utilisés. Cependant, le schéma général suit une trame spécifique.
Phase d’attaque et phase d’entretien
Le traitement commence généralement par une phase d’attaque comprenant 3 injections mensuelles consécutives. Ensuite, une phase d’entretien permet d’adapter la fréquence en fonction de la réponse au traitement.
| Période | Nombre moyen d’injections |
|---|---|
| 1ère année | 7 à 8 injections |
| 2ème année | 4 à 6 injections |
| 3ème année et après | Selon évolution (parfois arrêt du traitement) |
Le schéma « trait and extend » (traiter et espacer) est souvent utilisé pour ajuster individuellement l’espacement entre les injections selon la stabilité de la maladie.
Est-ce qu’on guérit de la DMLA ?
La DMLA humide ne se guérit pas totalement, mais elle peut être stabilisée grâce aux injections anti-VEGF. Ces traitements permettent de préserver la vision en bloquant la croissance de vaisseaux sanguins anormaux sous la rétine.
L’objectif est d’éviter une dégradation visuelle progressive. Plus le traitement débute tôt, meilleures sont les chances de conserver une fonction visuelle utile au quotidien.
Persistance du traitement au long cours
La DMLA étant une pathologie chronique, le traitement doit parfois être poursuivi pendant plusieurs années, voire indéfiniment dans certains cas. Des examens réguliers, notamment l’OCT (tomographie par cohérence optique), permettent d’ajuster la stratégie thérapeutique.
Est-ce que l’injection Vabysmo est remboursée pour la DMLA ?
Oui, Vabysmo (faricimab) est remboursé en France dans le cadre du traitement de la DMLA néovasculaire, à condition qu’il respecte les indications validées par les autorités de santé.
Vabysmo ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne, il est intégré dans le parcours de soins habituel. Il est remboursé par l’Assurance maladie sous réserve d’un diagnostic confirmé par un ophtalmologiste et d’un suivi régulier.
Quelle est la fréquence optimale des injections sur le long terme ?
Après la première année de traitement, le rythme des injections peut grandement varier selon l’état de chaque œil et du patient.
Certains patients peuvent se stabiliser avec 1 injection tous les 3 ou 4 mois, principalement avec des molécules comme Eylea ou Vabysmo, tandis que d’autres doivent suivre un rythme plus fréquent.
Il existe aussi des approches personnalisées, intégrant parfois des périodes de pause, si la rétine reste sèche.
Suivi ophtalmologique
Un suivi rigoureux impliquant des contrôles OCT réguliers (tous les 1 à 2 mois en début de traitement, puis espacés) permet d’ajuster la fréquence des injections. Cela optimise les chances de réponse visuelle tout en limitant le nombre d’actes médicaux.
Alternative et évolution des traitements
Si vous vous interrogez sur les résultats des traitements intravitréens, notamment en lien avec la DMLA, vous pouvez consulter notre article détaillé sur les résultats attendus après une injection intravitréenne.
À l’avenir, des progrès sont attendus avec :
- des médicaments à action prolongée, réduisant le nombre d’injections
- des implants ou systèmes de délivrance intraoculaire continue
- la recherche avancée sur la thérapie génique
Conclusion sur le nombre d’injections nécessaires pour traiter la DMLA
Le traitement de la DMLA humide repose sur des injections répétées d’anti-VEGF, dont le nombre est variable selon la réponse thérapeutique. Bien que la guérison soit impossible actuellement, une stabilisation à long terme de la vision est souvent obtenue, à condition d’un suivi régulier et adapté.
Quelle est la différence entre DMLA sèche et DMLA humide ?
La DMLA sèche est une forme atrophique liée à un vieillissement progressif de la macula, tandis que la forme humide est caractérisée par une prolifération de vaisseaux sanguins sous-rétiniens qui peuvent entraîner une perte rapide de vision.
Les injections anti-VEGF sont-elles douloureuses ?
Non, les injections intraoculaires sont réalisées sous anesthésie locale et sont généralement bien tolérées par les patients. Une gêne passagère peut survenir dans les heures qui suivent.






